Le mois de ramadan peut-être considéré comme baromètre de nos usages sociaux vicieux et de nos perturbations psychologiques et sociales.
En effet, dès le premier jour de ce mois sacré, nos espaces publics se transforment en jungle et l’intelligence disparaît pour céder la place à tous les comportements pathologiques.
Pour un oui ou un non, on vient aux mains et on déclenche des bagarres dans les endroits les plus peuplés, les plus respectables, ou les plus sacrés.
On vocifère des injures à faire rougir les plus insolents, on blasphème et le public qui écoute importe peu.
Des commerces poussent partout, perturbant la circulation et encombrant la voie publique. Des « commerces » qui salissent et dérangent.
Quelque moment avant la rupture du jeûne, aucune réglementation n’est respectée.
Dans certaines administrations, on vous demande de ne pas insister et de « reporter à demain ce qu’on est capable de faire aujourd’hui ».
Le ramadan sert de prétexte à tous les troubles et actes absurdes.
Nous donnons l’image d’une Oumma musulmane oubliant que le ramadan est une éducation à toutes les abstinences et surtout celles qui modifient le comportement de l’homme et qui l’éduquent afin d’être conforme à l’idéal musulman. Cet idéal sera atteint par l’effort qu’on fait sur soi pour évoluer et mériter le titre de musulman et c’est là, à notre avis, le plus grand des djihads.
Car une fois le besoin spirituel assouvi, l’individu doit se comporter en tant qu’homme équilibré, imprégné et façonné par la culture et la civilisation…musulmane.
La grandeur de l’homme, ne réside-t-elle pas dans son comportement ?

